PapillonsAu fil des mois l’Ilot 13 se transforme et les fleurs se multiplient pour le plaisir de chacun de nous. Les insectes de plus en plus nombreux à venir les butiner… peut-être ne l’avez-vous pas remarqué ?

Cette année, selon les mois, j’ai recensé 3 espèces de papillons diurnes non observés les années antérieures. Egalement les abeilles y trouvent leur compte ainsi que 2 espèces de bourdons qui sont d’excellents polinisateurs. Il y a certainement de nombreux autres lépidoptères nocturnes.

Voici à l’attention de ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, différents insectes recensés dans le voisinage.

Au centre c’est le Samia cynthia (Bombyx de l’ailante) cet arbre appelé aussi faux vernis du Japon dont les racines sont redoutables et les feuilles d’une odeur fétide que la chenille apprécie tout particulièrement.

Cet exemplaire provient d’un cocon de l’ailante près de la tour du 79 rue de la Santé, éclos à mon domicile au mois de mai 2014. Les 2 exemplaires de gauche datent de 1974 (bd Vincent Auriol).

Ce papillon nocturne de la famille des Saturniidae, originaire de Chine, se raréfie à Paris ou il a été introduit au IX ème siècle. Le broyage des branches avec les cocons lors des élagages est la cause de sa disparition.

Juste en dessous, Mimas tiliae (Sphinx du tilleul).

Dans la colonne de droite :

Maurmo maura, (nocturne) capturé dans l’ascenseur du 85 Santé ; il s’est acclimaté dans les caves de Paris.

Vanessa atalanta (le Vulcain) est un papillon migrateur rencontré de nombreuses fois dans l’Ilot.

Argynnis pafia (Le tabac d’Espagne) Non recensé dans l’Ilot 13 ni à Paris intra muros. J’ai trouvé cet exemplaire Av Denfert Rochereau.

Aglais io (Le paon de jour) très beau papillon dont la chenille se nourrit d’orties tout comme Vanessa atalanta est un magnifique papillon, rencontré dans l’Ilot.

Vanessa cardui (La belle dame) parfois fréquent ici, est un très grand migrateur (En 2014 il y en a eu une exceptionnelle migration qui a traversé la capitale). A titre anecdotique, voici l’explication des « pluies de sang » tombées en 1608 dans les faubourgs d’Aix-en-Provence par un immense vol de Vanesses. Ces papillons répandant un liquide rouge quand ils quittent leur chrysalide, l’éclosion d’un grand nombre d’entre eux pourrait être à l’origine de ces pluies interprétées alors comme signe de la colère divine (« science et vie », nr.1077, juin 2007).

Enfin différentes espèce de piéridae et autres nocturnes plus quelques petits insectes.

 

Michel Toulouse (Membre des Lépidoptéristes de France).